Les évaluations nationales (CP-CM2, collège) sont une injonction du ministère. Sanctions possibles : 15 enseignant·es de Haute-Vienne sanctionné·es. La CGT appelle à préparer les actions collectives pour s'y opposer.
Position CGT Éduc'action
La CGT n'a pas d'opposition formelle à la pratique de l'évaluation (les enseignant·es n'ont pas attendu d'injonctions ministérielles pour évaluer).
Elle s'oppose en revanche à la "culture de l'évaluation" néo-libérale imposée depuis 2008 (Blanquer, Conseil de l'évaluation), au socle commun, et au management dérivé.
Critiques des évaluations nationales
- Inutilité : il existe d'autres outils adaptés (par panel notamment) pour évaluer le système éducatif.
- Dangerosité pour les familles : leurre laissant croire que le développement de l'enfant est linéaire.
- Inique : impose à des élèves des évaluations qui vont être source de stress et renvoyer à leur échec dès le CP.
- Pédagogie unique : nie les aspects sociologiques, l'hétérogénéité, déshumanise l'enseignant·e.
- Pression sur les collègues : pilotage par les résultats, contractualisation des écoles, culpabilisation.
Sanctions en cas d'opposition
15 enseignant·es de Haute-Vienne ont été sanctionné·es pour leur opposition aux évaluations nationales. Ce n'est pas anodin.
Stratégie CGT
La CGT appelle à :
- Préparer dès à présent, avec les autres organisations syndicales, toute action possible pour s'opposer aux prochaines évaluations nationales.
- Mobilisation collective plutôt qu'opposition individuelle (plus risquée).
Bonne pratique
Si vous êtes en désaccord :
- Discuter en équipe et avec le syndicat avant toute action.
- Préférer les formes collectives (motion en conseil d'école, refus collectif).
- Documenter les pressions et les sanctions éventuelles via le RSST.
- Ne pas se retrouver isolé·e face à la hiérarchie.