Les primes (attractivité, informatique, REP, mobilités, PSC) ont multiplié sans alignement sur l'inflation. Inégalitaires, provisoires, non prises en compte pour la retraite, parfois indexées au point parfois pas. Moyen de pression hiérarchique.
Le constat
Depuis plusieurs années, la tendance n'est plus d'aligner le point indiciaire sur l'inflation ou d'améliorer les grilles indiciaires, mais de créer primes et indemnités diverses :
- Prime d'attractivité
- Prime informatique ("compenser" l'utilisation du matériel personnel)
- Forfait Mobilités durables
- Participation PSC
- ISAE / ISOE
- Prime REP / REP+
- Indemnité de Sujétion Spéciale (direction)
- Indemnité de Sujétion Spéciale Remplacement (ISSR)
Il en existe de très nombreuses. Sur la fiche de paie : code 20XXXX.
Pourquoi c'est un piège ?
- Inégalitaires : ne touchent pas tout le monde de la même façon.
- Provisoires : peuvent disparaître ou être réduites.
- Non prises en compte ou très partiellement pour la retraite.
- Non alignées sur l'inflation : perdent chaque année de leur valeur réelle et finissent en désuétude.
- Participent au déséquilibre des retraites futures.
- Moyen de pression hiérarchique (en particulier pour les Heures Supplémentaires et le PACTE).
- Parfois indexées sur le point indiciaire, parfois non.
Heures supplémentaires défiscalisées
Faux cadeau : participent au piège ci-dessus et renforcent le contrôle hiérarchique.
Exemple chiffré : valeur du point
De 2021 à 2024, point indiciaire passé de 4,686€ à 4,9227€ = +5% vs inflation 14% sur la même période = perte > 15% de pouvoir d'achat.
Les 3 leviers pour agir sur les salaires
- Agir sur la valeur du point (en pourcentage et en fonction de l'inflation), c'est l'échelle mobile en place jusqu'en 1983 (existe en Belgique et au Luxembourg).
- 1% d'augmentation du point = plus de 9 000€ sur une carrière.
- Agir sur les grilles indiciaires (reconnaissance de la qualification, amélioration du déroulement de carrière).
- Demander un rattrapage global sous forme d'augmentation uniforme (des points pour tous).
La CGT revendique le retour à l'échelle mobile.